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Message radiophonique enregistré le jeudi 12 octobre 2006 pour RFO (Réseau France Outre-mer) - Diffusion le dimanche 15 octobre 2006
Jean-Marc MONTOUT

La foi n'est pas fataliste

 

Bonjour chers auditeurs ! C’est avec joie que je vous retrouve ce matin ! J’espère que vous allez bien ! Je vous souhaite le meilleur pour cette journée.

L’autre jour j’entendais quelqu’un dire que ceux qui croient en Dieu sont fatalistes !

Vous savez quelqu’un de fataliste s’abandonne sans réaction aux événements ! Souvent cette personne croit qu’une force surnaturelle semble déterminer d’avance le cours des événements.

Dans un premier temps, je n’ai pas réagi ! Il est vrai que nous avons des maximes qui vont dans ce sens ! « Si cela doit se faire, cela se fera ! », « Sa ki la pou-w, larivyè pa ka chayé-ï.! »

Nous utilisons même des versets comme celui bien connu du livre de Job : «  Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Il faut continuer de remercier le Seigneur. » Jb 1.21

Ce verset semble indiquer que la foi est fataliste !

Dieu est personnel

En fait, chers auditeurs, ce n’est qu’une apparence ! En fait ce verset dit exactement le contraire, il réaffirme la confiance en un Dieu personnel et souverain qui dirige l’histoire !

En fait Job, bien qu’affecté par une douloureuse épreuve, réaffirme sa foi en un Dieu personnel. C’est à dire en un être qui réfléchit, pense et non en une force insensible, pour reprendre une expression courante : « bête et méchante ».

Job croit en un Dieu qui dirige les choses … il a la capacité de donner et il a la capacité de reprendre ! Peut-être vaut-il voir dans ce verset l’affirmation que Dieu ayant donné a aussi le droit de reprendre !

Je vous le concède : le problème de ce texte est qu’il donne l’impression que Dieu est méchant, arbitraire. Ne nous est-il pas arrivé de dire des choses déplaisantes sous le coup de l’émotion ou de la colère ?

Dieu se laisse « bouger » par la prière

En fait, le Dieu de la Bible ne reste pas insensible à nos appels ! Au contraire, il veut que nous lui parlions, que nous nous confiions à lui ! Il veut entendre notre colère et nos souffrances ! Et même ! Il lance cet appel surprenant en Es 1.18 Venez donc, dit le Seigneur, nous allons nous expliquer.

Ce dialogue multiforme, ce face à face parfois tendre, parfois viril nous l’appelons la prière.

Par la prière, Dieu se laisse en quelque sorte « bouger », il revient parfois sur sa décision, ou il change le cours des choses.

J’entends d’ici les remarques : « puisqu’il connaît tout par avance, il n’a pas besoin qu’on le prie ! » Je comprends ce paradoxe, mais par la foi nous réaffirmons que Dieu ne fait pas comme ces parents qui ont déjà pris leur décision et qui aiment que leur enfant les supplie.

Prenons l’exemple d’Abraham : il comprend que l’Eternel a l’intention de détruire les villes de Sodome et Gomorrhe. Or c’est là qu’habite son neveu Lot. Il va donc plaider, négocier pied à pied avec l’Eternel jusqu’à avoir la certitude que Lot sera sauvé.

Prenons un autre exemple : Jésus-Christ dans le jardin de Gethsémanée. Il voudrait que le cours des choses soit changé. La perspective de la croix est effrayante. Pourtant la réponse que Dieu donne est négative !

Dieu poursuit un plan

Chers auditeurs, non seulement Dieu écoute lorsque nous lui demandons de l’aide, mais il agit en notre faveur. Paul l’affirme avec foi : Nous savons en outre que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin. Rm 8.28 (Semeur)

La foi est patiente

L’on constate que ceux qui avaient la foi – mais ici on peut parler de façon générale – se montraient persévérants. L’histoire est jalonnée d’hommes et de femmes qui croyaient, qui espéraient un changement de situation, de système qui semblait inébranlable. La foi, la prière ont animé l’espérance de ces héros qui ont combattu l’esclavage, la ségrégation, l'apartheid.

Parfois la lutte est sur un terrain plus personnel. C’est le cas dans les longues maladies : la foi est patiente. La Bible raconte l’histoire d’une femme malade depuis douze ans qui s’approcha alors de Jésus par derrière et toucha le bord de son vêtement. Car elle se disait : Si je peux seulement toucher son vêtement, je serai guérie. Mt 9.21

La foi impose un autre regard sur la réalité

Allons plus loin, la foi n’est pas fataliste – elle ne croit pas que les choses sont comme ça, « parce que parce que ». Bien plus, la foi, anticipe des changements.

La foi impose un autre regard sur la réalité : on voit ce qui n'existe pas encore. Mettre sa foi en Dieu, c’est être sûr de ce que l’on espère, c’est être convaincu de la réalité de ce que l’on ne voit pas. Hé 11.1

Par la foi, Noé écouta les avertissements de Dieu au sujet de ce qui allait se passer et qu’on ne voyait pas encore. Il prit Dieu au sérieux et construisit une arche dans laquelle il fut sauvé avec toute sa famille. Hé 11.7

Attention : la foi se fonde sur ce que Dieu dit autrement ce serait de douces rêveries.

Justement en parlant de rêveries, la foi n’est pas une négation de la réalité ! C’est un autre regard sur la réalité. L’on garde les pieds sur terre.

Le croyant sait que chaque situation est différente et Dieu parce qu’il est Seigneur peut apporter une réponse différente à chacun.

Le croyant sait discerner et accepter le « non » de Dieu comme Jésus a reçu une réponse négative à Gethsémanée.

Je repensais au roi David. Tant que son enfant malade était en vie il implorait la grâce de Dieu pour sa guérison. David supplia Dieu en faveur de l’enfant ; il se mit à jeûner, et, quand il rentrait chez lui, il passait la nuit couché à même le sol II S 12.16 Lorsqu’il appris que l’enfant était mort son attitude changea radicalement ce qui choqua sont entourage. David se releva de terre, se baigna, se parfuma et changea de vêtements ; puis il se rendit au sanctuaire pour y adorer le Seigneur. A son retour chez lui, il ordonna qu’on lui serve un repas et il mangea I S 12.20

Conclusion

Chers auditeurs je vous encourage à faire confiance à Dieu ! La foi est espérance, elle est vivante. Dieu nous accorde une écoute bienveillante lorsque nous lui parlons dans la prière.

Il nous encourage et nous aide. Puisque la foi impose un autre regard sur la réalité, elle nous ouvre de nouveaux horizons que nous n’osions espérer. Toutefois nous gardons les pieds sur terre et nous apprenons comme Job accepter les événements les plus douloureux. Vous voyez, ceux qui ont la foi en Dieu ne sont pas des fatalistes.

Puissiez-vous tirez le maximum de cette journée et de celles à venir.

Bonne journée !

Jean-Marc MONTOUT

 

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