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Message radiophonique enregistré le jeudi 14 septembre 2006 pour RFO (Réseau France Outre-mer) - Diffusion le dimanche 17 septembre 2006
Jean-Marc MONTOUT

Présumé coupable

 

Bonjour chers auditeurs ! J’espère que la rentrée ou la reprise s’est bien passée de votre côté ! Bon courage pour les nouvelles habitudes à prendre, le nouveau rythme à adopter. Surtout si vous êtes comme moi : bizarrement je prends plus facilement le rythme des vacances que celui du travail !

Mais vous, le savez bien : c’est toujours avec joie que je vous retrouve.

Il y a quelques mois, j’ai été frappé par un événement : un procès fortement médiatisé. Un homme y était jugé. Ce qui m’a étonné c’est que ce n’était pas pour un acte commis. Il était jugé pour sa participation présumée à cet acte. Il était jugé pour son implication dans les préparatifs.

J’avais toujours entendu dire qu’on n’était redevable que de ses actes commis et de ses paroles prononcées … mais je ne suis pas juriste.

Chez nous, l’actualité judiciaire est riche ! Il serait plus exact de parler des faits divers ! Mais là il y a encore un grand principe : on est présumé innocent tant que la justice n’a pas montré le contraire. Là encore, il faudrait parler en théorie puisqu’en pratique, l’opinion publique considère cette personne de facto comme coupable.

La notion de culpabilité

Chers auditeurs, j’hésite à vous parler de culpabilité ! C’est une notion délicate entre présumé innocent, ou présumé coupable par anticipation. Et puis c’est une donnée totalement inconnue pour nombre d’entre nous.

Pour évacuer notre culpabilité éventuelle nous la nions : « je n’ai rien fait », « ce n’est pas moi ». Nous en avons des exemples lors des matchs : l’auteur de la faute lève toujours les bras … ce n’est pas moi … donc l’autre est tombé tout seul … donc l’autre s’est fait mal lui-même ! Parfois vous l’entendez dans le récit d’un accident : « mwen té ka roulé tranquilment, boug-la tombé en lé mwen ! »

Deuxième approche nous accusons les autres. Nous transférons notre culpabilité sur l’autre. Parfois, de façon tout aussi judicieuse, c’est la société. « Tout le monde fait comme cela ! », « débrouilla pa péché » Mais nous oublions que la société c’est nous !

Il y a enfin une autre approche : on créé son propre système, on fait ses propres lois … on n’est jamais coupable, on a jamais tort, on a toujours raison. C’est le système des voyous ! Vous ne pouvez rien leur dire : même pour des choses simples et évidentes. Vous avez même l’impression d’être un imbécile devant ces gens. En général, ce système s’accompagne de la loi du plus fort. Mais qu’on le veuille ou non le plus fort c’est la collectivité, c’est l’Etat.

La tentation

Nous parlions des situations conflictuelles de la vie quotidienne. Cette problématique se retrouve aussi dans le domaine religieux.

Elle est liée à ce problème si vieux et si épineux de l’existence du mal. Parfois nous sommes confrontés au mal dans notre chair, dans nos choix. Pour corser le problème, le mal apparaît souvent comme agréable, délicieux. On dit bien chez nous qu’on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre !

Chez les chrétiens, nous parlons volontiers de tentation : c’est l’action mauvaise en pensée, en préparation, en pré visualisation, en anticipation. C’est une sollicitation parfois très forte.

Contrairement à ce que je vous disais en introduction, pour Dieu on n’est redevable que de ce que l’on a commis. Dieu ne nous juge pas par anticipation.

Parfois nous disons que c'est la pensée qui compte ou la pensée vaut l’action. Ce n’est pas valable pour Dieu. Le fait de penser à quelque chose ne fait pas de nous des coupables. Nous pouvons encore choisir. Par contre si nous continuons à entretenir cette pensée ou si nous passons à l’action : nous tombons sous le coup de la loi.

Là encore nous trouvons les mêmes efforts pour évacuer la culpabilité.

Je pense d’abord à Adam, dans le jardin d’Eden, face à Dieu : « ce n’est pas moi, c’est la femme que tu as mise à mes côtés ».

On se souvient de la femme prise en flagrant délit d’adultère et présentée à Jésus : bizarrement, l’homme n’est pas appelé à comparaître. Il n’a rien fait ! Les accusateurs n’ont pas respecté la loi, ils l’ont adapté à leur dessein.

Totalement innocent

Chers auditeurs, que ce soit dans le domaine moral, religieux, dans la vie de tous les jours, si nous pouvons éviter la culpabilité d’une façon ou d’une autre, nous le ferons. Sur et certain !

Par contre, Jésus-Christ a une attitude diamétralement opposé : il ne fuit pas, il vient à nous. Lorsqu’il y a un fait divers, personne n’a rien vu, rien entendu. Pour cause : personne n’était là.

Lorsque quelqu’un a affaire à la justice, le nombre de ses amis diminue dramatiquement. Jésus-Christ fait l’inverse : il vient à notre rencontre se tient à nos côtés. Je le rappelle, c’est ce que nous célébrons à la Noël. Je sais que certains se préparent déjà.

Pour reprendre une expression connue : Jésus ne refuse pas d’être mouillé !

Alors que théoriquement, nous sommes présumés innocents, Jésus-Christ est totalement innocent !

Jésus est donc bien le grand–prêtre qu’il nous fallait : il est saint, pleinement innocent, indemne de tout péché, séparé des pécheurs et il a été élevé plus haut que les cieux. Hé 7.26 (Semeur)

Qu’avons-nous vu jusqu’ici : Jésus est totalement innocent, il n’hésite pas à venir à nos côtés. Or nous ne sommes pas présumés coupables, nous sommes totalement coupables. Peut- être pas à nos yeux, mais aux yeux de Dieu.

Allons plus loin : par solidarité, par amour, Jésus totalement innocent va accepter de devenir totalement coupable à notre place.

Le Christ était sans péché, mais Dieu l’a chargé de notre péché, afin que, par lui, nous ayons part à l’oeuvre salutaire de Dieu. II Co 5.21

La conséquence c’est que nous sommes déclarés totalement innocents si du moins nous acceptons son sacrifice par la foi.

Conclusion

Chers auditeurs, ne dites pas que tout ceci ne vous concerne pas.

Lorsque nous voyageons, nous devons nous mettre en conformité avec les lois du pays que nous visitons. De même, si nous croyons en un être supérieur nous devrions nous soucier de ses lois.

Pour ma part, je crois que cet être supérieur c’est le Dieu trinitaire, qu’il se fait connaître par la Bible. Je crois que Dieu nous cherche.

Je crois que Jésus-Christ est mort à la croix, se faisant totalement coupable pour que nous soyons déclarés totalement innocent.

Je vous encourage à faire vôtre cette déclaration par la foi.

Que Dieu vous bénisse !

Je vous souhaite une agréable journée !

Jean-Marc MONTOUT

 

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