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Message radiophonique enregistré le jeudi 16 juin 2006 pour RFO (Réseau France Outre-mer) - Diffusion le dimanche 18 juin 2006
Pasteur Jean-Marc MONTOUT

Jusqu'au bout !

Introduction

Bonjour chers auditeurs. Je suis heureux de vous retrouver ce matin !

J’ai une pensée pour tous ceux qui sont en pleine période d’examens : bon courage à tous … étudiants comme parents.
Je ne vous apprends rien : la vie est difficile. Certains diraient qu’il n’y a pas un jour sans problème à résoudre. A l’approche des vacances vous auriez bien volontiers été sur une île déserte et ne plus y revenir.

Pour d’autres, il faut ajouter une difficulté supplémentaire : tenir ses bonnes résolutions ou vivre sa foi ressemble à un véritable chemin de croix. Dans ces moments l’on se souvient, ou quelqu’un se charge de nous le rappeler : « ceux qui persévéreront jusqu’à la fin seront sauvés ».

Peut-être dans une société en pleine mutation – pas forcément positive – vous avez de plus en plus de mal à vivre selon vos valeurs.
Tournons-nous ensemble vers la parole de Dieu. Nous y découvrirons que d’autres ont, eux aussi, connu de grandes difficultés.

Un contexte difficile

Je fais une lecture dans le livre de l’Apocalypse : pour beaucoup c’est un livre qui fait peur, mais en fait, c’est une message d’encouragement de Jésus-Christ aux Eglises.

Ap 1.9 Je suis Jean, votre frère; uni comme vous à Jésus, je suis votre compagnon dans la détresse, le Royaume et la persévérance.. J’ai été exilé sur l’île de Patmos, à cause de ma fidélité à la parole de Dieu et à la vérité révélée par Jésus.

Pour tirer profit de ce verset, il nous faut être attentif au contexte.
L’apôtre Jean est en prison à cause de sa foi. De nos jours, ce n’est déjà pas gai d’être en prison – me semble-t-il – mais à l’époque les conditions d’incarcération étaient encore plus dures … les droits de l’homme y étaient totalement inconnus.
Peut-être devrais-je faire un rapprochement avec le bagne pour que nous ayons une meilleure représentation de la situation. Jean est en prison à cause de sa foi, en fait il attend son exécution. On pourrait, pour reprendre une expression médiatique, dire qu’il est dans le couloir de la mort. Je ne sais pas s’il y a situation plus décourageante !

Il est en prison à cause de sa foi et il constate que tous ses efforts ont été vains : la persécution fait rage, de nombreux croyants sont tués et torturés. Humainement parlant, c’est la fin.

Nous ne sommes jamais hors d’atteinte de l’amour de Christ

Pour résumer, l’apôtre Jean attend sa dernière heure.

C’est dans ce contexte que va survenir un événement qui je l’espère vous aidera !
Je continue la lecture dans le livre de l’Apocalypse.

J’ai été exilé sur l’île de Patmos, à cause de ma fidélité à la parole de Dieu et à la vérité révélée par Jésus. Le jour du Seigneur, l’Esprit Saint se saisit de moi et j’entendis derrière moi une voix forte, qui résonnait comme une trompette

Alors que Jean est à Patmos en attendant sa fin ; alors qu’il est à Patmos une île retirée de tout, une île bagne, Dieu s’adresse à lui !

C’est très important : cela veut dire que nous ne serons jamais hors d’atteinte de l’amour de Christ !
Quoi que nous fassions, où que nous allions, quoi que nous pensions Dieu peut nous toucher par son amour, nous aider dans nos difficultés.

C’est ce qu’à vécu Jonas. Dieu lui avait confié une mission, il l’a refusé, il a désobéit et il a pris la fuite dans la direction opposée à Ninive. La parole de l’Éternel fut adressée à Jonas, fils d’Amittaï, en ces mots : Lève–toi, va à Ninive, la grande ville, et crie contre elle ! Car sa méchanceté est montée jusqu’à moi. Alors Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face de l’Éternel. Il descendit à Jaffa et trouva un navire qui allait à Tarsis ; il paya le prix du transport et s’embarqua avec les gens pour aller à Tarsis, loin de la face de l’Éternel. Mais l’Éternel fit souffler un grand vent sur la mer, et il s’éleva sur la mer une grande tempête. Le navire menaçait de se briser. Jon 1.1-4

Le prophète Esaïe interroge ceux qui doutent : Pensez-vous que le Seigneur n’ait pas le bras assez long pour vous sauver? ou qu’il ait l’oreille trop dure pour vous entendre? Es 59.1

L’apôtre Paul confesse que rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

J’aimerais toutefois apporter une précision : la certitude de l’amour de Dieu ne signifie pas que nous ne connaîtrons que le bonheur, que le succès et la réussite.  Cela ne veut pas dire que nous serons dispensés de moments difficiles, d’épreuves, de coups durs.
Je vous le rappelle Jean était en prison, torturé, il attendait la mort.
Le psalmiste est encore plus explicite : Le malheur atteint souvent le juste, Mais l’Eternel l’en délivre toujours. Ps 34.19

La solution que Dieu apporte au problème du mal, c’est l’envoi de son Fils, Jésus-Christ, au milieu de nous. Telle est la signification de la Noël, tel est le sens du nom Emmanuel : Dieu avec nous.

L’Esprit peut nous redonner espoir

Dans le même ordre d’idée, Dieu veut nous rappeler que par le Saint-Esprit il sera à nos côtés quoi qu’il arrive.

C’est ce qu’ont expérimenté Daniel et ses trois amis. Ils ont été condamnés à cause de leur foi … où était Dieu ? Ils ont été jetés dans la fournaise ardente … que fait leur Dieu ? Ils ont eu tort de croire ! Mais le roi a l’impression d’avoir un problème de vue : N’avons-nous pas jeté trois hommes ligotés dans le feu? —C’est exact, Majesté! répondirent-ils. Et pourtant, reprit le roi, je vois quatre hommes, non ligotés, qui se déplacent en plein milieu du feu. Ils ne portent aucune trace de blessures. Et le quatrième ressemble tout à fait à un être divin.

Notre Père céleste reste avec nous!

Lorsque Jésus-Christ s’adresse à l’apôtre Jean, il veut l’interpeller dans ses difficultés.
C’est pour qu’il détourne son regard de ce qui l’effraie, il veut qu’il oublie ses préoccupations.
C’est comme si le Saint-Esprit lui parle à l’oreille pour lui donner une autre perspective, une autre lecture de sa vie et de l’histoire.

C’est ainsi que Jésus a procédé avec deux disciples qui quittaient Jérusalem après la crucifixion. Ils étaient déçus, découragés, désemparés et de nouveau Jésus les a rejoint et a fait route avec eux. Ecoutez la fin du récit de l’évangéliste Luc :
Il se mit à table avec eux, prit le pain et remercia Dieu; puis il rompit le pain et le leur donna. Alors, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent; mais il disparut de devant eux. Ils se dirent l’un à l’autre: N’y avait-il pas comme un feu qui brûlait au-dedans de nous quand il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures? Lc 24.30-32

Le Saint-Esprit donne une autre compréhension des événements à Jean : malgré la persécution, la souffrance, le cuisant sentiment d’échec, le Christ tient tout entre ses mains.
En se présentant comme l’Alpha et l’Omega, la première et la dernière lettre de l’alphabet grec, Jésus nous rappelle qu’il est le commencement et la fin.

Conclusion

Chers auditeurs, peut-être êtes-vous découragés, déçus. Vous avez l’impression d’être arrivé au bout et qu’il n’y a plus d’issue. Jean était dans une situation semblable à la vôtre sur l’île de Patmos. Mais Jésus se révèle à lui, Jésus lui parle !

Ceci nous enseigne et nous rappelle que, quoique nous fassions, où que  nous allions, nous ne serons jamais hors d’atteinte de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

Notre Père céleste ne nous promet pas que tout ira bien pour nous, il ne nous fait pas croire que nous serons exemptés d’épreuves et de difficultés, il veut nous donner l’assurance qu’il sera toujours près de nous.

J’ai envie de vous dire, comme pour les sportifs : «  tenez bon, jusqu’au bout ! »
Je vous propose d’écouter un titre de Witness : « Dieu est là »
Bonne fête des Pères et à bientôt.

Jean-Marc MONTOUT

 

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