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Message radiophonique enregistré le jeudi 14 avril 2005 pour RFO (Réseau France Outre-mer) - Diffusion le dimanche 17 avril 2005
Pasteur Jean-Marc MONTOUT
Sauf mention, toutes les citations sont tirées de la Bible du Semeur

L'espérance est en Christ

Bonjour chers auditeurs.

J'aimerais citer un verset des Ecritures qui servira de base à notre réflexion ce matin. Il est probable que certains d'entre vous le connaissent bien, d'autres l'ont peut être déjà entendu.

Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Rm 8.28

1 - Tout n'ira pas bien

C'est formidable ! Nous nous appuyons sur cette espérance pour affronter la vie ! Nous donnons même aux autres l'assurance qu'ils surferont sur les déferlantes des difficultés !

Gloire à Dieu ! Nous proclamons une protection de Dieu à toute épreuve . à tel point que pour certains, si malencontreusement, il nous arrive quelque chose, c'est obligatoirement de notre faute . du moins dans un premier temps !

Nous devons-nous donc poser une question : avons-nous bien compris le verset ?

Je le relis pour vous :
Nous savons en outre que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l'aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin.

Les temps changent . ou semblent changer : on ne peut plus décemment croire et dire que notre statut de chrétien, notre foi nous dispense du malheur ! Les grandes catastrophes de l'humanité ne sont pas sélectives, que ce soient les bouleversements de la nature, les actes terroristes ou les accidents. On peut penser que lors du Tsunami des croyants sont décédés dans des circonstances douloureuses. Certains, en Afrique, en Inde, par exemple . en dépit de leur foi, meurent à petite dose de faim ou du SIDA.

Plus près de nous, les fléaux de notre société frappent notre belle Martinique pour reprendre une expression consacrée. Ces fléaux n'épargnent ni le croyant - quelle que soit sa religion - ni l'agnostique : drogue, alcoolisme, meurtre, maladies du corps et de l'âme, faillites, compromissions, « magouilles ».

2- Un refuge au ciel

La certitude d'être protégé ici bas résiste mal à l'analyse des faits : nous pouvons témoigner que Dieu nous protège tout de même, mais nous ne pouvons plus en faire une loi systématique. C'est d'ailleurs pour cela qu'il est plus raisonnable de parler d'espérance que de certitude.

Donc puisque la certitude d'être protégé ici bas résiste difficilement, grande est la tentation de la déplacer vers le ciel !

Nous pourrions témoigner que notre espérance concerne le ciel - là où il n'y a ni rouille, ni voleur ! Pour nos contemporains, nous sommes déconnectés de la réalité. C'est vrai que c'est souvent pour nous un refuge face à l'inexplicable.

Pourtant, cela ne correspond pas à la volonté de Dieu ! C'est « ici-bas » que nous vivons.

L'ecclésiaste nous encourage : tout ce que tu trouves à faire, fais-le avec l'énergie que tu as, car il n'y a plus ni activité, ni réflexion, ni science, ni sagesse dans le séjour des morts vers lequel tu es en route. Ec 9.10

3 - Recadrer l'espérance

Alors quelle espérance pouvons nous formuler sans tomber sous les coups de la critique ? Quelle espérance tiendra bon lorsque nous nous interrogerons dans l'épreuve ?

Retournons à ce verset bien connu de Rm 8.28 et ajoutons le verset suivant : Nous savons en outre que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l'aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin. (29) En effet, ceux que Dieu a connus d'avance, il les a aussi destinés d'avance à devenir conformes à l'image de son Fils, afin que celui-ci soit l'aîné de nombreux frères.

Je me demande s'il ne faudrait pas changer notre regard de direction ? J'ai l'impression qu'il nous faut recadrer la notion d'espérance !

3.1 - Une présence constante

Il nous est naturel de penser que notre Dieu veut nous préserver de moments douloureux. Et je crois qu'il le fait !

Nous nous disons quand les choses vont mal que Dieu n'existe pas, ou qu'il est impuissant ou encore qu'il nous a trahi !

Et si son intention était d'être avec nous jusque dans la faiblesse !

Voyez-vous je me souviens de la description de Jésus-Christ par le prophète Esaïe : Il était méprisé, abandonné des hommes, un homme de douleur habitué à la souffrance. Oui, il était semblable à ceux devant lesquels on détourne les yeux. Il était méprisé, et nous n'avons fait aucun cas de sa valeur. Es 53.3

Je repense à la croix où Dieu, Jésus-Christ semblait complètement dépassé par les événements, complètement vaincu par le diable . et pourtant cela a été la plus grande victoire de Dieu ! Notre Seigneur est particulièrement efficace quand il agit dans la discrétion.

Je crois que dans les bons comme dans les mauvais jours, Dieu ne nous abandonne jamais !

3.2 - Notre devenir

Et si l'espérance ne portait pas sur notre avenir, les situations auxquelles nous pourrions être confrontés, mais sur notre devenir, l'achèvement de l'ouvre de Dieu en nous.

Cette notion est importante ! Elle est liée à celle du salut. En effet lorsque Dieu sauve ce n'est pas seulement pour nous soustraire à un danger, comme nous sauvons quelqu'un de la noyade par exemple. Ce n'est pas seulement une décision judiciaire par laquelle nous sommes déclarés juste.

Lorsque Dieu nous sauve, il nous invite à une relation nouvelle avec lui, on parle de communion. La prière dans ce cadre est un dialogue simple et personnel avec le Seigneur.

Lorsque Dieu nous sauve, il nous invite aussi à une transformation de notre caractère, de nos habitudes, de nos facultés intellectuelles, de notre culture. En un mot, il nous invite à changer, à progresser, à nos améliorer.

Revenons au .29 En effet, ceux que Dieu a connus d'avance, il les a aussi destinés d'avance à devenir conformes à l'image de son Fils, afin que celui-ci soit l'aîné de nombreux frères.

Rapprochons sans plus attendre ce texte de Ph 1.6 : j'en suis fermement persuadé: celui qui a commencé en vous son oeuvre bonne la poursuivra jusqu'à son achèvement au jour de Jésus- Christ.

En quelque sorte, Dieu veut nous travailler pour que nous soyons de plus en plus semblable à Jésus-Christ.

Par un renversement, sans être « maso », Jacques nous indique que notre Seigneur utilise de façon particulière les difficultés : Mes frères, quand vous passez par toutes sortes d'épreuves, considérez-vous comme heureux. Car vous le savez: la mise à l'épreuve de votre foi produit l'endurance. Mais il faut que votre endurance aille jusqu'au bout de ce qu'elle peut faire pour que vous parveniez à l'état d'adultes et soyez pleins de force, des hommes auxquels il ne manque rien. Jc 1.2-4

Conclusion

Chers auditeurs, je crois que notre assurance en fait, c'est que dans les pires difficultés Jésus-Christ est avec nous.

Notre préoccupation, notre combat c'est de faire chaque jour sa volonté.

Notre espérance c'est chaque jour d'être de plus en plus conformes à ce que Dieu veut pour nous.

Que Dieu vous bénisse !

Pasteur Jean-Marc MONTOUT.

 

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